Témoignage de Nicolas – ULS d’Evry

Retrouvez le témoignage de Nicolas

Je suis indépendant, très indépendant !

Nicolas ULS d'Evry -1

Témoignage de Nicolas extrait du film « Les ULS : une réponse pour l’autonomie »

Malgré le fait qu’on ai besoin d’un(e) auxiliaire de vie, je suis indépendant, mon esprit est indépendant, je suis quelqu’un de libre, quelqu’un qui vit.

L’ULS c’est mon refuge, c’est mon univers, mon lieu de vie ; oui « Refuge » j’aime bien ce terme là !

Ce qui se passerai pour moi si l’ULS venait à disparaitre ? Je serai mort tout simplement ; je suis quelqu’un d’autonome et me retrouver du jour au lendemain dans une structure où l’on ne peut pas se coucher à l’heure que l’on veut, où l’on gère ta vie,… Je ne le conçois pas du tout. Socialement je ne ferai plus rien, même plus recevoir mes amis…

Témoignage de Caroline – ULS Paris 18ème

Caroline ULS Paris 18ème -1jpg

Témoignage extrait du film « Les ULS : Une réponse pour l’autonomie »

 

L’ULS m’apporte le confort d’être chez moi, de recevoir qui je veux, de faire ma propre vie, d’avoir mon indépendance tout en m’offrant la sécurité.

Là vous voyez, je suis toute seule, et si j’ai un problème j’appelle le « bureau » et ils viennent tout de suite ; alors que si j’avais une téléalarme, il aurait fallu attendre 2 à 3 heures !

Témoignage d’Aurélie, résidente de L’ULS Le Victoria

Aurélie ULS Le Victoria

Après vingt-deux ans en collectivité, Aurélie a emménagé dans un appartement, tout près de deux lignes de métro. Témoignage extrait de « faire face Septembre/50 Octobre 2014 – N°733 » ; par Maria Poblete – Photo : Guillaume Atge

Ma vie a changé depuis deux ans, dit-elle dans un grand sourire.

« Je suis autonome, je tiens une maison, j’invite mes parents, mes amis, comme n’importe qui ! »

« J’ai passé vingt-deux ans de ma vie en collectivité, avec des règles, des contraintes, des horaires, se coucher tôt, prévenir pour les repas en cas d’absence, bref trop de lourdeurs. Alors un jour,j’ai décidé de vivre seule dans un appartement. »

Témoignage de Damien

Avant de s’installer au Victoria, Damien vivait chez ses parents.

Damien ULS Le Victoria

Sur le fauteuil de Damien, un bipper lui permet d’appeler à tout moment l’auxiliaire de vie, présente dans un local au rez-de-chaussée. Témoignage extrait de « faire face Septembre/50 Octobre 2014 – N°733 » ; par Maria Poblete – Photo : Guillaume Atge

« À 28 ans, ça commençait à faire. Même si mes parents sont supers, je voulais prendre mon envol, mais pour aller où ? On n’a pas tellement d’options finalement, soit les foyers soit…rien du tout ! Il n’était pas question de vivre en collectivité. Je suis quelqu’un d’autonome. J’aime vivre seul et à mon rythme. Prendre les repas en commun avec d’autres, ça non. Je voulais mon indépendance : manger comme je  veux, me coucher quand je veux. »

Damien n’est pas sauvage pour autant. Copains, copines, sa vie associative reste intense mais la collectivité, très peu pour lui !

Témoignage de Deborah, locataire dans Le Victoria et amie d’Elodie résidente de l’ULS

Deborah et Élodie concoctent un goûter à base de céréales et de chocolat fondu et des chips à la banane.

TÉMOIGNAGE de Deborah

« J’ai de la chance de vivre avec eux. »

Deborah, maman d’origine ivoirienne, et Élodie concoctent un goûter à base de céréales et de chocolat fondu et des chips à la banane.

Témoignage extrait de « faire face Septembre/50 Octobre 2014 – N°733 » ; par Maria Poblete – Photo : Guillaume Atge

 

Deborah, 28 ans, maman de Naomie et Rachel, 4 ans, Alicia et Élise, 6 mois.

  « Je n’ai jamais eu peur du handicap » . Je m’occupais de ma grand-mère immobilisée.

Je vis dans cet immeuble depuis deux ans et c’est super ; partager la vie des personnes handicapées m’apporte énormément. Il y a une joie de vivre incroyable. On rit, on ne se plaint pas, on ne se lamente pas sur son sort. J’ai tissé des liens d’amitié forts. J’ai de bonnes amies en fauteuil avec lesquelles je fais du shopping, des pique-niques. C’est un “plus” pour mes filles. Elles auront un regard sain sur les personnes handicapées, sans pitié ou crainte.